Jean-Claude Trichet


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Délégué de l'Académie des sciences morales et politiques
Élu le 22 février 2012 dans la section générale au fauteuil de Pierre Messmer

Jean-Claude Trichet est diplômé de l'École nationale supérieure des mines de Nancy, de l'Institut d'études politiques de Paris et d'une maîtrise en sciences économiques.

Pendant deux ans, il travaille comme ingénieur dans le secteur concurrentiel avant d’intégrer l'ENA (promotion Thomas More, 1971).

Chargé de mission à l'Inspection générale des finances en 1974, puis chargé de mission à la Direction du Trésor en 1975 et secrétaire général du Comité interministériel pour l'aménagement des structures industrielles (Ciasi) en 1976, son parcours l'amène aux cabinets ministériels. En 1978, il devient conseiller technique au cabinet de René Monory, alors ministre de l'Économie avant d’être nommé à l'Élysée comme conseiller du Président de la République Valéry Giscard d'Estaing pour l'énergie, l'industrie et la recherche de 1978 à 1981.

En 1981, il revient à la direction du Trésor comme sous-directeur des affaires bilatérales, puis chef du service des affaires internationales en 1985, et directeur du Trésor de 1987 à 1993.

Parallèlement à sa brillante carrière au Trésor, il a eu également à charge beaucoup d'autres fonctions : président du Club de Paris entre 1985 et 1993 ; directeur de cabinet d'Édouard Balladur en 1986-1987, alors ministre de l'Économie, des Finances et de la Privatisation ; président du Comité monétaire européen en 1992-1993 ; censeur de la Banque de France entre 1987 et 1993 ; inspecteur général des finances en 1989 ; gouverneur suppléant de la Banque mondiale (1987-1993) ; gouverneur suppléant du Fonds monétaire international entre 1987et 1993 et entre 1995 et 2003.

En 1993, Jean-Claude Trichet est nommé Gouverneur de la Banque de France, mandat renouvelé en 1999. En 2003 il devient le deuxième président de la Banque centrale européenne. Le 1er novembre 2011, il cède sa place à Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale italienne. Il est aujourd’hui président du "Groupe des Trente" et de l'Institut Bruegel (Bruxelles). Il est également président de la SOGEPA (société de gestion des participations aéronautiques).

Il a également été gouverneur de la Banque mondiale (1993-1995), membre du Conseil d'administration de la Banque des règlements internationaux (de 1993 à 2003 et depuis 2006), président du Conseil de la politique monétaire de la Banque de France (de 1994 à 2003), membre du Conseil de l'Institut monétaire européen (1994-98), membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne en 1998 et président des gouverneurs du Groupe des Dix en 2003.

En 2007, le Financial Times fait de lui la personnalité de l’année. Il est nommé Banquier central de l’année par Euromoney en 2008 et a reçu le prix Charlemagne en 2011.

Dernières publications

  • 2011 "Les enseignements de la crise" - Institut Montaigne
  • 2011 "Construire l’Europe - Construire ses Institutions" - Prix Charlemagne
  • 2012 "Grand entretien" - Rapport Schuman sur l’Europe
  • 2012 "Gouvernance économique européenne : vers une fédération économique et budgétaire par exception" - Mandeville Lecture - Erasmus University
  • 2012 "Politique monétaire non conventionnelle – Principes – Conditions – Raison d’être" - Conférence "Central Banking : Before, during and after the crisis" - Washington

Transparence et démocratie


" « Transparence ». Rarement, dans l’histoire de nos sociétés, un mot aura connu aussi soudainement un tel succès d’usage. Il est utilisé huit fois plus fréquemment dans les livres français dans les années 2000 qu’il ne l’était en 1975. Le phénomène semble être universel : il en est de même en anglais pour « transparency », en allemand pour « Transparenz », en espagnol pour « transparencia » et en italien pour « tranparenza ». Comment expliquer un tel succès, aussi universel, en  l’espace d’une génération ? Qu’y a-t-il dans la notion de « transparence » qui soit si puissant, si décisif et qui puisse s’imposer avec une telle simplicité et une telle évidence comme une notion essentielle, peut-être aujourd’hui la notion essentielle, dans nos démocraties ?"

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